Confidentiel : séance de coaching de Tim Cook

 

Cher Tim,

Bravo pour cette performance ! Encore un pas de plus vers le charisme de Steve. Vous êtes maintenant à 4 sur une échelle de 10. Vos progrès sont étonnants. Mais nous le savons, loin d’être suffisants. 6 points de plus, ce n’est pas une mince affaire, mais cela reste jouable.

 

Donnez-moi 10 minutes et je fais de vous un homme brillant. Partant ?

Go !

Tim, relevez la tête. C’est infernal cette position vers le sol, position dite « de la tortue ». Mais qu’y cherchez-vous donc ? Vos idées ? Ne me dites pas que votre intervention n’est pas préparée ! Le prompteur ? Tsss, Tim, restez discret.

Vous savez que le lien entre l’orateur et le public est capital. Et qu’il va passer par votre regard. Et sans regard, point de relation. Pas de contact, pas d’empathie, pas plus de confiance et donc de crédibilité. Pensez à tous vos profs qui laissaient courir leurs yeux à travers la fenêtre tout en donnant leur leçon. Etiez-vous, du coup, très attentif ?

Vos yeux, justement, que vous avez jolis certainement… quand on les voit. Qu’allez-vous les cacher derrière le haut de la monture de vos lunettes. Tim, vos lunettes tombent et cette satanée barre vient se placer juste devant votre iris. Un petit coup de vis s’impose !

Le regard est le premier lien que vous avez avec votre public. Regardez-le bien dans les yeux et pas juste au-dessus, comme il est parfois recommandé de le faire. On entend de temps en temps qu’il est mieux de regarder votre interlocuteur au milieu du front, à la racine des cheveux, ou tout autre endroit qui est censé mettre l’orateur à l’aise. Non :dans les yeux. Etablissez une vraie relation. Imaginez un instant que vous vous déclarez à l’homme ou à la femme qui vous plait en le ou la regardant entre les deux yeux, afin de diminuer votre stress. Je ne suis pas certaine que le langoureux « tu as de beaux sourcils, tu sais » fasse frémir l’être aimé.

Regardez donc, et soyez vu ! Plus de lunettes mal réglées ou à reflet. Pas non plus de longue mèche sur les yeux et plus de regard vers les chaussures ou le plafond. Assumez votre prise de parole avec un regard franc !

Je vais maintenant m’intéresser à votre corps, Tim. Principalement à vos épaules.

Celles qui portent le poids des semaines de travail, celles qui portent le poids de la présentation au public du dernier succès d’Apple, celles qui semblent si lourdes qu’elles s’en affaissent, laissant voir un dos légèrement bombé. Et de cette colonne molle, les mouvements des bras ne peuvent pas être dynamiques. Il vous manque cette énergie intérieure, celle qui prouve l’enthousiasme et le charisme.

La verticalité est l’honneur de l’orateur. Pas la raideur, la verticalité.  L’ancrage, dit-on souvent. Celui qui donne au public l’impression que vous être investi, convaincu, déterminé.

C’est cet enthousiasme que vous devez partager. Défendre Apple et ses jouets comme si votre vie en dépendait ! Portez la Pomme à bout de bras !

C’est ce feu intérieur qui fera de vous un orateur convaincant, posera votre corps dans un mouvement assumé et gracieux, relèvera votre visage, fera pétiller vos yeux.

Foncez, Tim ! Et dans quelques mois, après votre prochaine présentation en public, nous pourrons entendre, deci-delà, au détour des conversations : « Steve… mais Steve qui ? ».

A bientôt,

 

Geneviève

 

 

 

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