Comment communiquer avec les lâches, les dégonflés, les poltrons, ceux qui préfèrent mourir plutôt que de s’engager en vous regardant dans les yeux.

Le lâche, c’est :

  • – Christophe qui préfère vous quitter par mail. Mail qu’il écrit alors que vous êtes endormie dans son lit.
  • – Juliette qui sous pseudo se lâche violemment dans les commentaires des articles de presse.
  • – Alex qui s’est soudain tu lorsque sa compagne s’est dressée contre sa sœur, alors qu’ils en avaient longtemps discuté.
  • – François qui glisse dans une boite une lettre non signée pour dénoncer un « ami ».
  • – Marie qui garde une décision capitale sous silence alors qu’elle concerne son collègue.
  • – …

Lâcheté
Responsable, moi ?

La lâcheté est le fléau insidieux. Elle s’attaque à tous nos domaines de vie, on la croise au détour de notre vie amoureuse, au boulot, elle se présente à nous dans les conflits de famille, les réunions avec des collègues ou face à des clients. Elle se propage dans les querelles et s’insinuent dans les non dits.

Elle rend le lâché en colère, gorgé de frustration. Elle soulage le lâche sur le moment, mais ce sera à lui de supporter le dosage plus ou moins élevé de culpabilité que son manque de bravoure lui imposera.

Perfide, la lâcheté peut vous faire perdre l’estime de votre partenaire en quelques minutes, gâcher vos relations de travail voire selon certains enjeux, amenuiser votre assurance et donner un sacré coup de bâton à l’image que vous avez de vous-même.

 

Supporter la lâcheté est une gageure.

Avoir devant soi une personne qui refuse d’agir alors que la situation l’impose que ce soit face à un danger imminent, une prise de décision, un soutien moral ou physique pousse à la révolte.

Mais devant la colère, le lâche a tendance à se recroqueviller et il déploie alors toutes ses armes de poltron : la mauvaise foi, le mensonge, il rétorque par la défensive ou plus simplement par le silence.

Rien de pire en effet qu’être à côté de celui qui se débine en cas d’affrontement, qui fuit alors que vous attendez son soutien dans un conflit, qui évite de prendre parti au dernier moment, qui dit exactement le contraire de ce qu’il pense en public, qui laisse les autres s’engager à sa place.

Les lâches, on les hait dans la vie mais on les adore dans la fiction. Au cinéma, ils nous rappellent nos mauvais instincts, et mettent la lumière sur nos pires décisions mais dans l’ombre d’une salle obscure, nous sommes soulagés de leur pénitence et espérons ne jamais être démasqués.

Parce que, avouons-le, nous avons tous un jour été ce lâche, qui trouve le moyen de justifier son manque d’action ou son attaque sous couvert d’anonymat. Le jour où notre beau miroir nous a dit que nous étions la plus méprisable poule mouillée de tout le royaume.

 

Ce que vous avez envie de dire :

  • Ton attitude est scandaleuse
  • Tu me l’avis promis, tu t’étais engagé
  • Je suis furieux que vous m’ayez mis dans une telle situation

Vous rêvez aussi peut-être de dénoncer publiquement le coupable de couardise, mais hélas,  il est probable qu’il sera soutenu par d’autres désossés du même acabit.

Dessin : Sullivan Hismans (jeu Takattak)

Ce qu’il faut faire :

Ne soyez pas lâche avec le lâche : allez jusqu’au bout de votre démarche.

S’il fait partie de vos proches ou si vous êtes amené à le fréquenter dans votre vie professionnelle, invitez-le à s’engager, en douceur. Cette démarche est épuisante mais bien moins que si vous deviez supporter son comportement à long terme.

Demandez-lui fréquemment son avis, expliquez-lui que son opinion compte pour vous.

Evitez de le confondre, de le braquer. S’il se sait pris en défaut il reviendra sur ses paroles (le fameux : « Mais je n’ai jamais dit ça ! ») et tout votre travail sera réduit à néant.

Parlez de vous plutôt que de lui. « Je me suis sentie abandonné ou peu soutenu, je suis sûr que tu comprends ce sentiment ».

Si le lâche est de bonne composition, demandez-lui aussi d’analyser la situation. Au fond de nous, nous savons très bien pourquoi il nous est arrivé de ne pas assumer une décision, de fuir avec la tête dans le sable : la peur du regard de l’autre, le jugement, l’incertitude, la timidité, ou simplement le mépris. Il aura probablement une histoire à raconter.

Et si, justement c’est du mépris ou de l’arrogance que vous percevez chez le lâche, sauvez-vous. Passez une heure à le maudire en silence et puis allez manger une glace.

Et jurez-vous, que le lâche, ce ne sera jamais vous.

Vous, ne vous défilez pas !

 

Geneviève

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