Les fameux « discours de rentrée ».

Nous sommes au début du mois de septembre et nous avons tous, probablement, déjà assisté à l’un ou l’autre discours de rentrée. Certains en ont même déjà prononcé un ou s’apprêtent à le faire.

Souvent, cette première prise de parole après les vacances a pour objectif soit de souhaiter la bienvenue, de se présenter, d’informer d’un nouvel ordre intérieur, de répondre à la tradition, de motiver son équipe, d’annoncer le programme à venir, etc.

Et souvent, ce discours de rentrée est… barbant. Et long. Ce qui le rend encore plus barbant.

Si vous devez prendre la parole dans les jours qui suivent, et que vous ne comptez pas endormir vos auditeurs, je vous propose un petit topo.

–       Les objectifs cités ci-dessus sont un peu faiblards. Le vôtre doit être fort. Parlez pour faire évoluer, changer un courant de pensée, mobiliser autour d’une idée, améliorer un comportement. Et pas seulement pour informer. Votre prise de parole doit, le plus souvent, comprendre un « plan d’action » pour le public auquel elle est destinée. Une phrase commençant par « voilà ce que j’attends de vous », va immédiatement attirer l’attention. A condition de ne pas la susurrer entre vos dents.

–       Utilisez des images fortes, des mots colorés. Métaphores, comparaisons, exemples et anecdotes, plutôt que phrases longues et vides de sens. Rendez votre intervention « visible », provoquez l’imagination de l’assistance. Racontez une histoire. Lâchez-vous, ce n’est pas le moment d’être scolaire. Même si vous êtes directeur d’école !

–       Si votre discours est précédé d’un ou plusieurs autres, ne prenez pas la même place que vos prédécesseurs. Ils parlaient à droite, allez à gauche. Ou l’inverse. Venez sur le devant, prenez le public par surprise, il vous en sera reconnaissant. Vous avez un pupitre et ça vous semble difficile ? Contournez-le. Le micro est fixé sur le pupitre ? Oui, là, vous êtes mal. Mais l’an prochain vous saurez qu’il faut demander un micro cravate ou pas de micro du tout si vous avez une bonne voix. Pas de pupitre, c’est encore mieux.

–       Une bonne intervention est une intervention brève. Ne comptez pas garder l’attention de vos ouailles trop longtemps. Surtout si un cocktail est programmé et que les plateaux de zakouskis trépignent à deux mètres de vous. Si on vous donne la parole pendant 10 minutes, n’en prenez que 7 (et de grâce, ne faites jamais l’inverse !). Pensez qu’au bout de quelques minutes, le public n’entend plus que « bla-bla-bla ». Pas très productif, n’est-ce pas ?

–       Et enfin… faites-vous plaisir. Profitez de ce moment divin où tout le monde vous écoute. Votre parole est un vecteur de communication puissant. Soignez-là et aimez ça, vous n’en serez que plus convaincant.

 

Bonne rentrée, donc.

 

Geneviève

 

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