Je déteste les tours de table !

Rien de pire qu’un tour de table. Quand on entend cet énoncé, le lundi à 9 heures du matin, on frémit. Un terrible et atroce tour de table ! Personne ne conteste l’utilité de savoir avec qui la réunion va se dérouler, qui sont ces gens avec qui l’on va converser, mais le choix du tour de table (« Bonjour, je m’appelle André, je suis chef de projet au troisième, je travaille chez Scrapoutcha depuis dix-sept ans et j’aime les chats tigrés »), tout le monde s’en moque.

(Ceci est un extrait du livre : “97 exercices pour prendre la parole…” voir tout en bas de l’article)

Pis, en 30 secondes chrono, vous pouvez donner une mauvaise image de vous. Alors que c’est le moment idéal pour parler de vous et vous mettre en valeur, créer des liens, repérer les collègues/collaborateurs/voisins ou voisines de table intéressants.

Exercices 95  

Bonjour, moi c’est Jean-Eudes

Avertissement : vous allez enfin savoir vraiment qui est à votre gauche.

Durée : pas des heures parce que ça peut être longuet.

Matériel : un groupe, quelques personnes, des amis, des collègues…

Objectif : se débarrasser définitivement du tour de table.

C’est très pratique, un tour de table, ça a beaucoup d’avantages : il permet à la personne qui anime la réunion d’avoir une vue d’ensemble des participants, à ceux-ci de faire brièvement connaissance, de prendre la parole au moins une fois. Il ne faut aucun matériel, et ça dure très peu de temps. Il brise aussi la glace.

Mais il a pas mal d’inconvénients : pour certains, il ne brise pas la glace du tout, il la fige tant cet exercice peut être stressant. Beaucoup de gens s’expriment mal et on ne comprend pas où ils veulent en venir. Si les participants se connaissent déjà et qu’il faut recommencer parce que le formateur ou l’animatrice vient d’ar- river, c’est lassant et ça plombe un peu l’énergie et, finalement, nous retenons peu d’éléments de ces tours de table, puisque nous sommes occupés à penser à ce que nous allons dire quand les autres parlent.

À partir des éléments ci-dessous, trouvez au moins cinq idées pour optimiser le tour de table en en conservant les avantages et en supprimant les inconvénients.

Ensuite, et sans attendre, appliquez-les avec votre groupe test et dès lundi en réunion.

Voici quelques suggestions qui ont fait leurs preuves et surtout qui maintiennent l’attention :

  1. Celui-ci c’est vraiment la base : supprimez le stress en ne suivant pas la logique « on commence par la gauche et puis c’est le voisin direct qui continue », mais, au contraire, demandez qui veut commencer à parler. Ensuite, cette personne désigne la suivante (qui n’est pas son voisin) et ainsi de suite. Cette façon de faire garde les participants bien attentifs.
  2. Organisez un tour de table en demandant aux participants de répondre d’abord à la question : « Quelle est mon expérience des tours de table ? » Vous pourriez être surpris !
  3. Vous pouvez aussi utiliser le Scrabble (cf. exercice 53 du livre ci-dessous) pour vous présenter ou imaginer une variante.
  4. Pour bénéficier de l’effet de surprise, laissez les participants piocher un mot ou une phrase écrite préalablement, juste avant de prendre la parole. Ils devront l’introduire dans leur présentation comme si de rien n’était. Le public devra ensuite la deviner.
  5. Demandez aux participants de répondre à une question surprenante ou insolite, comme raconter un souvenir en rapport avec l’objet de la réunion, etc. N’oubliez pas qu’il faut la poser juste avant que la personne ne parle, sinon elle va passer tout son temps à préparer sa présentation et ne sera pas du tout à l’écoute de ce que disent les autres. Ce qui veut dire qu’il faut une question par personne.


Quand je me présente, j’ai l’impression de me vanter

Oh, la poisse, devoir se présenter. Vous vous sentez soit arrogant, soit entièrement transparent, tant vous avez horreur de vous vanter.

Alors beaucoup d’entre nous préfèrent minimiser leur activité, passer sous silence un parcours sympathique et répondre : « Bof, moi, vous savez… » Sous-entendu : « Je ne suis qu’une pauvre chose, est-ce qu’on peut passer au suivant ? Arrêtez de me regarder, quoi ! »

Et pourtant, pensez un instant à toutes les belles occasions que vous ratez en ne vous présentant pas bien. Des opportunités professionnelles aux relations amicales qui peuvent naître à la découverte d’une passion commune, par exemple.

Alors, prenez sur vous et voici deux exercices pour vous mettre en élan. Vous pensiez que vous vous vantiez ? Vous n’avez rien vu !

La suite est ici dans ce livre ci-dessous.

(Ce bouquin est génial, vous pouvez y aller en toute confiance )

Geneviève

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *